L'origine des séismes

Les matériaux rigides de la lithosphère sont soumis à des contraintes de cisaillement à cause du mouvement des plaques techtoniques. À la façon d'un élastique, ils subissent des déformations jusqu'à leur point de rupture. Lors de ces déformations, l'énergie s'accumule dans la lithosphère et elle se libère subitement sous forme d'ondes lorsque le point de rupture est atteint, provoquant ainsi un tremblement de terre. Les séismes se produisent le long de plans de faiblesse ou de failles dans la lithosphère. L'endroit où se déclenche le séisme se trouve dans la lithosphère et se nomme le foyer, alors que l'épicentre d’un séisme constitue la projection du foyer à la surface de la terre.

Les mesures d'un séisme

Il existe deux échelles permettant d’évaluer la force d'un séisme : l'échelle de Mercalli datant de 1902 et l'échelle de Richter mise en place en 1935 (tableau comparatif).

L'échelle de Mercalli est subjective et exprime l’intensité d’un séisme. Elle dépend de plusieurs facteurs, comme la nature du sol, la profondeur du séisme et la distance de l'épicentre. Elle est fondée sur l'étendue des dégâts observés et sur la réaction des gens face au séisme et comporte douze degrés. Ces intensités sont exprimées en chiffres romains de I à XII.

L'échelle de Richter est objective et exprime la magnitude du séisme, soit la quantité d'énergie dégagée par le séisme. La magnitude est basée sur l'amplitude des ondes enregistrées sur un séismogramme.

Le graphique ci-contre montre la progression logarithmique de l'échelle de Richter. On peut donc observer qu'un séisme d'une magnitude 6 n'est pas 2 fois plus fort qu'une magnitude 3 mais bien 1 000 fois plus fort.